Mercredi 17 Octobre 1917
Ma petite Emma bien aimée,
Je m'empresse de répondre à ta carte de samedi que je viens de recevoir qui m'a fait bien plaisir d'avoir des nouvelles et de te savoir en bonne santé quant à moi je suis toujours de même.
Comme le vaguemestre n'est pas encore parti, tu auras ma lettre plus tôt.
Je ne connais pas grand nouveau à te raconter ce soir.
Je voudrais bien que tout ce pastis soit passé pour en être débarrassé et ne plus en entendre parler.
Bien le bonjour à toute la famille et à M. et Mme Duveau.
Reçois, mon petit coeur adoré, les plus doux baisers de ton ami dont les pensées se portent toutes vers toi.
Modeste
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