Vendredi matin 16 Novembre 1917
Ma petite Emma bien aimée
Je m'empresse de répondre à ta lettre de lundi que j'ai reçue hier soir qui m'a fait bien grand plaisir d'avoir des nouvelles et de te savoir en bonne santé, quant à moi je suis toujours de même.
Je te crois bien que ce n'est pas si gai quand il s'agit de repartir mais que veux-tu, puisque on ne peut pas faire autrement, il faut bien quand même pour que nous allions tous faire un petit tour au patelin tant désiré.
Enfin faut pas se décourager, il viendra bien un jouir où l'on s'en ira tous chacun chez soi, et ce sera toute une autre vie que celle que nous menons en ce moment.
Je ne connais pas grand nouveau à te raconter ce matin;
Bien le bonjour à toute la famille et aux amoureux.
Reçois, mon petit ange chéri, les plus doux baisers de ton ami dont les pensées se portent toutes vers toi.
Vivement la perme
Toutes mes amitiés
Modeste
/image%2F1364362%2F20141212%2Fob_5f77ab_img015.jpg)